QUÉBEC 1998![]() OLIGARCHIE! |
érigeait les bases de SON PAYS. |
Source: site de Jean Godbout

Source: site de Jean Godbout

En 1999, les cotisations des employeurs ont été réduites!
«Le taux moyen était de 2,47$ pour chaque
tranche de 100$ de masse salariale en 1998.
Il est passé à 2,22$ en 1999, puis à 2,07$ en 2000.»
(voir article ci-dessous)

ÉNORME TROU, DANS LES FINANCES PUBLIQUES:
MAQUILLAGE PAR LE PARTI QUÉBÉCOIS.
Qui sont ceux qui en subissent les conséquences?...
Source: Vigile net
André Pratte
La Presse mercredi 23 avril 2003
Éditorial - Le premier ministre élu, Jean Charest, a confié à l'ancien vérificateur général, Guy Breton, la tâche de dresser un portrait objectif de l'état des finances publiques. Au-delà des intérêts partisans en cause ici, c'est un geste qu'il faut saluer, parce qu'il contribuera à sauvegarder la crédibilité du processus budgétaire du gouvernement du Québec.
Lorsque La Presse a dévoilé, samedi, que l'équipe libérale de transition avait découvert un "déficit caché" de 2 milliards dans le dernier budget Marois, le Québec entier a éclaté de rire. C'est devenu une tradition: pour se dédouaner de ne pouvoir tenir toutes ses promesses, le parti arrivant au pouvoir accuse son prédécesseur d'avoir laissé les finances publiques dans un état lamentable!
Aussi, le nouveau ministre des Finances aurait eu beau décrire le soi-disant trou financier avec une montagne de chiffres, on ne l'aurait pas cru. Il fallait une source neutre. On ne pouvait trouver mieux que M. Breton, qui a été vérificateur général de 1991 à 2001, et à ce titre a eu à l'oeil autant les gouvernements libéral que péquiste.
M. Breton, qui connaît les finances gouvernementales comme le fond de sa poche, pourra évaluer rapidement dans quelle mesure le budget présenté par madame Marois le mois dernier peignait une image trop rose de la situation. On savait déjà que les prévisions de croissance économique étaient optimistes. On constatait aussi qu'en utilisant toute sa marge de manoeuvre- et plus!- pour de nouvelles dépenses, le gouvernement se plaçait dans une situation de vulnérabilité extrême.
Mais ce dont parlent aujourd'hui les libéraux est bien plus grave. Un "déficit caché" de deux milliards, s'il s'avère, relèverait du maquillage, ce qui serait aussi étonnant que grave, non seulement pour la crédibilité du Parti québécois, mais aussi pour celle des fonctionnaires du ministère des Finances. Pour l'instant, on se fait avare de précisions dans les officines libérales. Il faut donc absolument attendre le rapport de Guy Breton avant de sauter à des conclusions aussi inquiétantes.
Chose certaine, les tours de passe-passe se sont multipliés dans la comptabilité gouvernementale au cours des dernières années, sous la pression du déficit zéro. On sait, par exemple, que les résultats de la CSST ont été intégrés dans le périmètre comptable du gouvernement lorsqu'ils étaient positifs, puis exclus cette année, comme par hasard au moment où la Commission subissait d'importantes pertes. (caractères gras et soulignement ajouté)
Le nouveau gouvernement libéral, notamment en raison de l'ampleur de ses engagements électoraux, se trouvera vite placé dans une situation budgétaire difficile. Il faut espérer qu'il résistera à la tentation de jouer à son tour avec les chiffres pour préserver un déficit zéro virtuel. S'il n'y parvient pas, c'est la crédibilité financière du gouvernement du Québec qui sera réduite... à zéro.
UN PAYS? POUR QUI?