OLIVIER LEFEBVRE

33 ANS

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Source: Le Nouvelliste

 

Le jeudi 22 mai 2008

Mort tragique d'un travailleur à l'usine Laurentide

Olivier Lefebvre est mort coincé. lors des travaux d'ajustement effectués sur la machine 11 de l'usine Laurentide. (Photo: Archives Sylvain Mayer)

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Olivier Lefebvre est mort coincé. lors des travaux d'ajustement effectués sur la machine 11 de l'usine Laurentide.
Photo: Archives Sylvain Mayer

Éric Lallier

Le Nouvelliste

Littéralement entraîné puis coincé dans la machine sur laquelle il apportait des ajustements, Olivier Lefebvre, un homme de 33 ans de Québec, a connu une fin tragique dans la nuit de mardi à hier, à l'usine Laurentide du secteur Grand-Mère.

Ce décès a d'ailleurs causé une véritable onde de choc au sein du complexe industriel appartenant à AbitibiBowater, d'autant plus que ce sont les collègues de la victime qui ont fait la macabre découverte, vers minuit.

«Nous sommes attristés et ébranlés», confie d'ailleurs le porte-parole de la multinationale, Pierre Choquette.

En réaction au drame, la direction de l'entreprise a mis sur pied des structures d'aide, hier, visant à réconforter les travailleurs affligés.

«On s'est assuré que des mesures soient mises en place et que des ressources soient disponibles pour nos employés», note le représentant d'AbitibiBowater.

 

La CSST enquête

 

Selon toute vraisemblance, la tragédie serait le résultat d'une intervention qui a mal tourné, lors des travaux d'ajustement et d'alignement effectués par ce sous-contractant sur la machine numéro 11.

Seul et sans assistance, il aurait accompli ces tâches sur la presse en mouvement, qui devait par la suite l'emporter avec elle.

Ce sont à tout le moins les premières constatations émises par la Commission de la santé et sécurité au travail (CSST), à qui l'on a confié l'enquête dans le présent dossier.

En revanche, comme aucun témoin n'a aperçu la scène, il était difficile hier de comprendre ce qui avait bien pu mener à ce triste dénouement. Mais les efforts seront consacrés à faire la lumière sur les événements.

«Les gens impliqués seront rencontrés et l'enquête va tenter de déterminer ce qui s'est produit. Mais on ne peut affirmer s'il y a eu négligence ou si les méthodes de travail étaient inadéquates pour l'instant», expose Sophie Gaudreault, communicatrice régionale pour la CSST, tout en soulignant que le processus devrait s'étaler sur quelques mois.

Qui plus est, l'organisme n'a pas mis de temps à se positionner et a imposé une série de recommandations, le temps de mener à terme une investigation plus poussée.

«Nos inspecteurs se sont déplacés sur place et ils ont encadré l'intervention sur la machine. Maintenant, ils devront arrêter la machine et la cadenasser pour y faire des travaux», prévient Mme Gaudreault.

Là-dessus, AbitibiBowater a promis hier de collaborer étroitement avec les enquêteurs, pour que soient apportées les modifications nécessaires. «Les recommandations ont toutes été appliquées et on va pleinement collaborer avec la CSST», insiste Pierre Choquette.•

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