PAR
COURRIER RECOMMANDÉ
Pont-Rouge, le 6 juillet 2005
200, Chemin Ste-Foy, 6ième étage
Québec, Qc.
G1R 5S1
Objet : Demande d’enquête
Commission de la santé et de la sécurité au travail (CSST)
Dossier : MICHEL MERCIER
Numéro de dossier : XXXXXXXXX
Numéro d’assurance sociale : XXX XXX XXX
Date de l’événement : 13 octobre 1994
Employeur : Les contrôles AC inc.
Monsieur le Ministre,
Je joins, à la présente, une copie d’une lettre adressée aujourd’hui même à M. Benoît Savard, conseiller en réadaptation dans le dossier en titre. Celle-ci ne vise pas Monsieur Savard personnellement, mais bien la façon de fonctionner de la CSST.
Il y a longtemps que j’ai compris comment fonctionne le ‘’système’’ cependant il faudrait cesser de faire fonctionner celui-ci sur le dos des travailleurs accidentés, ils ont déjà leur lot de perte de jouissance de la vie, physiquement, moralement et psychologiquement.
Le ‘’système’’ veut qu’à chaque nouvelle adaptation du domicile d’un travailleur, ne serait-ce que pour décider s’il est nécessaire de poser une barre de soutien pour le bain, la CSST retient les services d’un ergothérapeute qui se rend chez le travailleur.
Pour la construction d’une rampe d’accès ou autre, la CSST a recours aux services d’un technicien en architecture.
Évidemment on attend que chaque nouvelle adaptation soit recommandée par le médecin traitant du travailleur, comme si c’était le rôle des médecins du Québec de signer un tas de paperasses alors que la CSST emploie des conseillers en réadaptation.
Que l’on retienne les services d’un ergothérapeute ou d’un technicien en architecture, c’est sans doute nécessaire dans certains cas. Ce que je conteste c’est le fait que les adaptations se font au ‘’goutte à goutte’’, la CSST attend que le travailleur subisse d’autres préjudices, ensuite elle fait du ‘’plâtrage’’.
Chaque nouvelle
évaluation et/ou chaque nouvelle adaptation représente un nouveau contrat de la
CSST avec un ergothérapeute ou avec un technicien en architecture. Chaque
nouvelle adaptation représente aussi du temps de travail supplémentaire pour
les employés de la CSST. Je suis
d’avis que de nombreux frais seraient évités si, dès le départ, lorsqu’il est
évident que le travailleur est victime de limitations fonctionnelles sévères,
la totalité du domicile de celui-ci était adapté.
SURTOUT :
Comme c’est sans doute le cas dans d’autres dossiers, il est évident que, dans
le dossier en titre, si la CSST avait veillé à faire adapter la totalité du
domicile du travailleur, en tenant compte du fait qu’au dossier il est précisé
que sa jambe droite se dérobe facilement, de nombreux évènements dramatiques
auraient été évités, évènements qui portent atteinte non seulement à l’intégrité
physique, morale et psychologique du travailleur mais, également, à l’intégrité morale et psychologique de tous
les membres de sa famille.
Je vous prie, Monsieur le Ministre du Travail, d’agréer mes salutations distinguées.
Paulette Giroux
Représentante du travailleur
XX, rue XXXX
XXXXXXX, Qc.
XXX XXX
(418) XXX-XXXX
Le 20 septembre 2005:
Mme Valérie Brousseau, adjointe administrative au Bureau du Ministre du Travail, s'occupe du dossier.
Mme Labrecque, du bureau des plaintes des usagers, est également au dossier.
C'EST À SUIVRE...
Paulette Giroux-Mercier