----- Original Message -----

From: Paulette Giroux

To: Ministre du Travail ; Ministre de la Justice ; Ministre des Finances

Cc: Justice_pour_tous@yahoogroupes.fr ; Madeleine Lemieux - Bâtonnière Barreau

Sent: Monday, February 20, 2006 1:45 AM

Subject: CSST-Immunité relative

 

Pont-Rouge, le 20 février 2006.

 

 

M. Laurent Lessard

Ministre du Travail

et

M. Yvon Marcoux

Ministre de la Justice

et Procureur général du Québec

et

M. Michel Audet

Ministre des Finances

 

 

 

Messieurs les Ministres,

 

Nous savons tous que la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) est protégée par l'immunité. Nous savons également que cette immunité est relative, que celle-ci n'existe plus lorsqu'on peut démontrer que la CSST a fait preuve de mauvaise foi:

                                                                               http://www.csst-ccq-qc-ca.com/csstmauvaisefoi.htm .

 

Le 9 juin 2003, dans la cause «St-Onge c. Québec  (Commission de la santé et de la sécurité du travail)», Mme la juge Marie-France Courville, juge de la Cour supérieure, rendait un jugement, séance tenante, par lequel elle rejetait, avec dépens, la requête en injonction interlocutoire du travailleur.

 

La Cour supérieure ne peut pas usurper la compétence de la Direction de la révision administrative de la CSST, ainsi que celle de la Commission des lésions professionnelles: http://www.csst-ccq-qc-ca.com/laraignee-competence.htm

 

Dans cette cause, le requérant, M. Normand St-Onge, se représentait lui-même. La CSST était représentée par l'avocat Francis Letendre, du cabinet PANNETON LESSARD qui représente la CSST depuis de nombreuses années.

 

Vous serait-il possible de m'expliquer, Messieurs les Ministres, comment une avocate, Line Régnier, du même cabinet d'avocats, PANNETON LESSARD, procureurs de la CSST, qui, c'est l'évidence même par le jugement mentionné plus haut, ne peut pas ignorer que la Cour supérieure ne peut pas usurper la compétence de la DRA et de la CLP (la jurisprudence est constante - voir http://www.csst-ccq-qc-ca.com/indu.htm ),  pourrait se croire justifiée d'avoir intentée devant la Cour supérieure, le 31 janvier 2006, pour sa cliente la CSST, une «action en réception de l'indu» http://www.csst-ccq-qc-ca.com/laraignée-5.htm, et de maintenir celle-ci alors que, par une décision rendue le 26 janvier 2006 http://www.csst-ccq-qc-ca.com/laraignee-b.htm, décision que le travailleur Michel Mercier avait 30 jours pour contester, la CSST avait déjà enclenché le processus des procédures en vertu de la LATMP? Le travailleur a déposé une demande de révision, de cette décision, auprès de la Direction de la révision administrative de la CSST de Québec qui devra, à son tour, rendre une décision.

 

Je suis d'avis que cette action est tout simplement un instrument de pression, pour remplacer la saisie-arrêt en mains tierces (Banque nationale du Canada), sur l'IRR du travailleur, qui avait été obtenue par la CSST, le 26 janvier 2006, en appuyant sa réquisition sur un affidavit qui est un faux http://www.csst-ccq-qc-ca.com/laraignee-lr4.htm. Saisie-arrêt sur laquelle il y a eu mainlevée, le 3 février 2006 http://www.csst-ccq-qc-ca.com/laraignee-6.htm .

 

Il y a certainement des juristes compétents parmi les fonctionnaires. Auriez-vous l'obligeance, Messieurs les Ministres, de demander à l'un d'eux s'il pourrait, en votre nom, me donner une réponse logique à la question posée plus haut? Peut-être suis-je limitée dans mon raisonnement: parce que la seule réponse que je réussis à trouver est : qu'il s'agit d'un abus de droit flagrant, d'un moyen de pression digne d'un État totalitaire, de harcèlement, de mauvaise foi, d'un gaspillage éhonté du temps de la Justice et des fonds publics, etc. etc..

 

À moins que... y aurait-il, Messieurs les Ministres, deux codes de procédure civile différents? Un premier, qui est connu de tous, qui ne serait que poudre aux yeux, et un deuxième, qui serait connu uniquement par certains membres du Barreau, et qui servirait pour faire appliquer la loi du plus fort, c'est-à-dire en faveur de ceux qui ont du pouvoir financier et politique?

 

Peut-être aussi, Messieurs les Ministres, que je cherche de midi à quatorze heures une explication logique, parce que je refuse d'accepter l'inacceptable qui serait:  qu'il est de pratique courante que certains, qui ont du pouvoir financier et politique, se servent du système judiciaire, d'une Institution démocratique qui appartient au Peuple, à leurs propres fins, c'est-à-dire pour exercer de la pression, pour "casser" un justiciable issu du Peuple. Peut-être que cette pratique est si bien ancrée, au sein du système judiciaire, que, même si comme une bactérie qui dévore tout elle met en danger la survie de ce système, ceux qui pourraient y apporter un remède continuent à fermer les yeux.

 

La Justice doit être l'assise d'un Peuple, au Québec elle est la parente pauvre reniée.

 

Je vous prie, Messieurs les Ministres, d'agréer mes salutations distinguées.

 

Paulette Giroux,

à titre personnel

10, rue Pleau

Pont-Rouge, Qc.

G3H 2G3

 

pgmmm@globetrotter.net

 

c.c.: - M. Jean Charest, Premier Ministre du Québec (par télécopieur:  (418) 646-1854)

        - aux députés de l'Assemblée nationale (par courrier électronique)

        - à M. Raymond Bachand (télécopieur: (418) 643-5462)

        - Mme Madeleine Lemieux, Bâtonnière du Barreau

        - journalistes et autres.

        - forum: «Justice pour tous»

        - site internet: http://www.csst-ccq-qc-ca.com

 

 

Les membres du Barreau
ont un code de déontologie, qui a force de loi, qu'ils sont dans l'obligation de respecter.

«4.02.01. [...] est dérogatoire à la dignité de la profession le fait pour un avocat:

a) d'introduire une demande en justice, d'assumer une défense, de retarder un procès ou de prendre quelqu'autre action au nom du client, alors qu'il sait ou qu'il est évident que pareille action a pour but de nuire à autrui ou d'adopter une attitude allant à l'encontre des exigences de la bonne foi;»

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20 février 2006: remise - Cour supérieure