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CSST
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Mercredi, le 25 janvier 2006 aux environs de 11:38 heures, en qualité de représentante du travailleur, Michel Mercier, j'ai téléphoné à la CSST, j'ai demandé de parler à Jean-Marie Paradis, agent d'indemnisation au dossier, la téléphoniste m'a répondu qu'il était parti dîner. J'ai donc demandé son supérieur, elle m'a dit que ce serait René Chevalier qui me répondrait; après une attente elle est revenue pour me dire que ce serait Luc Jacques; nouvelle attente, elle est revenue pour me dire que ce dernier devait prendre connaissance du dossier et qu'il me rappellerait. J'ai demandé de parler à une personne de la Direction, je lui ai mentionné que le travailleur était pour déposer une plainte à la Sûreté du Québec, la téléphoniste m'a dit que Lorraine Laflamme était pour me répondre; autre attente, elle est revenue en me disant que Lorraine Laflamme était avec les autres, pour étudier le dossier, et qu'on me téléphonerait au courant de l'après-midi.
N.B. Lors de cette conversation, qui a eu lieu le 25 janvier 2006 et non pas le 24 janvier, tel qu'il sera affirmé solennellement par René Chevalier dans son affidavit signé le 26 janvier 2006, la Banque Nationale du Canada (succursale Pont-Rouge) avait retiré, à la demande de la CSST, du compte bancaire de Michel Mercier sans l'autorisation de ce dernier le montant de 100,175.88$, montant qui avait été déposé comme étant dû au travailleur pour des ajustements sur son IRR incessible et insaisissable. Ce compte bancaire est un compte conjoint qui appartient également à Johanne Morency, épouse de Michel.
Paulette Giroux (PG) : Oui.
René Chevalier (RC) : René Chevalier, CSST.
PG : Oui.
RC : Vous avez appelé à matin concernant Michel Mercier.
PG : Oui.
RC : Que puis-je pour vous ?
PG : Ah, je pense que vous le savez.
RC : Ça concerne le chèque qu'on a fait l'arrêt de paiement ? Un chèque de cent milles dollars, qu'on a sorti par erreur.
PG : Que vous avez sorti par erreur…
RC : Je le sais que là-dedans il y avait son indemnité là qui finissait le 19.
PG : Hum…
RC : Donc l'affaire que je vais faire, je vais lui faire un chèque manuel, je vais lui envoyer aujourd'hui par courrier spécial.
PG : Oui mais vous pouvez me dire qui a fait sortir du compte du travailleur, de son compte de banque, qui a fait sortir, qui a demandé que l'argent soit retiré ?
RC : Ça je le sais pas là, c'est peut-être Monsieur, Monsieur Paradis, je le sais pas là.
PG : Vous avez le droit vous autres, la CSST, d'aller fouiller dans les comptes de banque des travailleurs ?
RC : On fouille pas, on fait juste retirer le dépôt qui a été fait.
PG : Ah vous avez le droit vous autres. Nous autres on déposerait de l'argent, par erreur supposément, dans un compte, puis on aurait absolument pas le droit de le retirer. C'est une fraude ça monsieur, aller fouiller dans le compte des gens.
RC : Là, je peux pas vous confirmer rien là-dessus. En tous les cas moi, je sais que Jean-Marie s'est occupé de ça ce matin, là je sais pas qu'est-ce qu'il a fait faire, là on attend la confirmation du central. Bien moi, entre-temps là, considérant que monsieur peut pas avoir accès à l'argent qui devait avoir, donc je lui fais un chèque et je lui envoie par courrier spécial aujourd'hui.
PG : Mais vous pouvez m'expliquer comment ça se fait, parce que là il a reçu aujourd'hui là toutes les données de l'ordinateur, puis d'après les données de l'ordinateur c'est le montant qui lui est dû, pouvez-vous m'expliquer ça ?
RC : Le montant qui y est dû ?...
PG : Cent milles piastres.
RC : C'est pas dû, c'est juste que, il était payé selon un évènement dans lequel c'était pas le bon évènement, on a juste fait des transactions. Normalement, si le système avait géré toute ça comme faut le travailleur aurait rien eu.
PG : Le travailleur aurait rien eu.
RC : Non, ça se serait faite juste informatique là. C'est juste que Monsieur Paradis était pas là depuis jeudi puis il a pas pu géré ça comme faut donc.
PG : Écoutez là, Monsieur Paradis là, ça lui a été demandé depuis le mois de novembre, donc me semble qu'il avait le temps de di… de gérer ça comme faut, puis de gérer ça en fonction que le travailleur ait son IRR le 19. Donc expliquez-moi comment ça se fait, ça fait, ça fait déc… ça fait deux mois là qu'il a eu le temps de gérer ça comme il faut, qu'il y aurait eu une erreur, puis là moi je comprends pas, un ordinateur habituellement ça fait pas d'erreur. Fait que, est-ce que le travailleur se fait organiser sur son IRR depuis X années puis l'ordinateur l'a sorti?
RC : Non, non, c'est juste que c'était pas dans le bon évènement, c'est les mêmes bases d'indemnité, c'est juste qu'on va mettre ça dans le bon événement tout simplement.
PC : Oui, mais ça fait que… je vous suis pas là, je regrette là, il va falloir qu'il y ait des explications avec les feuilles, parce que là, là, dites-vous bien là, puis je pense, mettez-vous à sa place là, le travailleur va toujours se poser la question, comment ça se fait que l'ordinateur sort qu'ils me doivent cent milles piastres. Fait que ça, va falloir que, les explications là, Monsieur Paradis on a dé… on a voulu le rencontrer quand il y a eu une erreur là sur le IRR, il a pas voulu. Qu'ils arrêtent de fuir comme des lapins là, quand on demande des informations puis peut-être qu'il y a des choses qui arriveraient pas.
Puis là je vous informe que le travailleur va porter plainte à la Sûreté du Québec, puis ça c'est son droit, parce qu'il y a personne qui a le droit de fouiller… vous savez je pense que des fois-là, d'un côté-là les travailleurs se font assez organiser que j'ai l'impression qu'on prend tous les travailleurs pour des voleurs. On s'est permis de faire fouiller dans le compte du travailleur, autrement dit on l'a pris pour un voleur en pensant que le cent milles piastres il le prendrait.
RC : Ça je le sais pas si Monsieur Paradis c'est ça qu'il pensait.
PG : Bien en tous les cas, qu'il pensait ce que ça voudra Paradis là, bien si c'est lui là bien je regrette mais il va y avoir une charge contre lui, puis il va y avoir une charge contre la Banque évidemment là, parce que la Banque a pas le droit là, ça veut dire que la CSST puis la Banque sont organisées ensemble là.
RC : Ah ça je le sais pas là (inaudible)
PG : Bien Monsieur… là, vous savez, je le sais pas… là, vous savez la CSST appelle puis dit "bien écoute retire tel montant du compte d'un client là parce que nous autres on dit que c'est une erreur". Bien voyons donc, voyons donc Monsieur Chevalier, j'pense la simple logique là.
RC : Je dis pas que vous avez pas raison.
PG : Ouais, fait que…
RC : J'en sais pas beaucoup là, on m'a juste demandé de vous rappeler, on m'a expliqué ça en gros qu'est-ce qui s'était passé. Moi j'ai dit, bien si on doit de l'argent au travailleur parce qu'il a pas eu son IRR, parce qu'on l'a retiré, on va lui envoyer un chèque en spécial pour qu'il ait son argent.
PG : Puis ça presse parce que, ça presse, parce que comme il dit ses chèques sont mieux de passer parce que ça va être encore une autre histoire. Puis là, là, monsieur Paradis là, si vous voulez me faire plaisir, parce que l'a y va avoir des plaintes qui vont se porter, enlevez-le de là. Il coupe toute ce qui était… je regarde dans un autre dossier dont je m'occupe, il coupe toute ce qui était déjà autorisé, j'arrête pas, je vis rien que pour la CSST, puis ça met les travailleurs hors d'eux-mêmes. Il m'avait promis avant les Fêtes, que leur chèque, dans les deux dossiers, serait à temps avec le premier IRR, ça pas été faite. On dirait qu'il fait toute pour les mettre de mauvaise humeur. Fait que là, là, débarquez-moi ça du dossier là, puis ça presse là.
RC : De toutes façons je vais en parler avec ma patronne, est pas ici aujourd'hui donc demain je vais lui en parler puis on verra qu'est-ce qu'on va pouvoir faire.
PG : En tous les cas, comme je vous dis, ça attendez-vous à ça le travailleur va porter une plainte à la Sûreté du Québec parce que ça c'est absolument inacceptable.
Je pense que la CSST aurait dû être assez mature pour téléphoner au travailleur, puis dire au travailleur : écoutez, venez on va vous expliquer, il y a une erreur.
RC : Oui.
PG : C'est pas un voleur là Michel Mercier.
RC : Non, non, je vous comprends.
PG : Mais il l'a traité comme un voleur.
RC : En tous les cas, je vas, je vais suivre le dossier puis je vais vous tenir au courant.
PG : Bon là, fait que vous vous organisez immédiatement pour envoyer le chèque ?
RC : Oui, après-midi il va partir, là il est parti pour être fait le chèque en spécial puis je l'envoie par un courrier, une livraison deux heures.
PG : Bon, O.K. parfait.
RC : Très bien madame.
PG : Merci, bonjour.
N.B. Le chèque mentionné n'a pas été envoyé puisque, toujours en date du 25 janvier, la CSST s'est vue dans l'obligation de remettre le montant de 100,175.88$ au compte bancaire du travailleur.
N.B. L'agent d'indemnisation Jean-Marie Paradis a été enlevé du dossier de Michel et également du dossier d'un autre travailleur que je représente. C'est maintenant Geneviève Harvey qui est l'agente d'indemnisation.
25 janvier 2006: Valérie Brousseau (Ministre du Travail) et Paulette Giroux