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Original Message -----
From: Paulette Giroux
To: Ministre
de la Justice ; Ministre du Travail
Cc:
jmmontbriand@barreau.qc.ca
; Justice_pour_tous@yahoogroupes.fr
; Madeleine
Lemieux - Bâtonnière Barreau
Sent: Thursday, February
02, 2006 4:18 AM
Subject:
Saisie-arrêt par la CSST: IRR et allocations familiales
Pont-Rouge, le 2 février 2006.
M. Laurent Lessard
Ministre du Travail
et
M. Yvon Marcoux
Ministre de la Justice
et Procureur général du Québec
Messieurs les Ministres,
Combien de temps allez-vous encore
fermer les yeux concernant cette saisie-arrêt sur un compte bancaire dans
lequel sont déposées l'indemnité de remplacement du revenu (IRR) de
l'accidenté du travail Michel Mercier, ainsi que les allocations
familiales versées à son épouse, Johanne Morency,
alors qu'il a été rendu public le 26 janvier 2006, au cours de
l'émission de 17 heures au Grand Journal de TQS, qu'il n'y a pas un sou
dans ce compte bancaire qui, de près ou de loin, pourrait appartenir à la CSST?
Monsieur le Ministre du
Travail, vous ne pouvez pas ignorer
que le bref de saisie-arrêt, par la CSST, sur le compte bancaire de
Michel Mercier (qui est aussi celui de son épouse) est tout à fait illégal, puisqu'en date du 27 janvier dernier, je vous ai écrit
une longue lettre pour vous relater les faits entourant le dépôt, par la CSST,
d'un montant de 100,175.88$ dans le compte bancaire du travailleur (et de son
épouse).
Vous ne pouvez pas
ignorer, Monsieur le Ministre du Travail, que
le compte bancaire, sur lequel la CSST a fait émettre un bref de saisie-arrêt,
est aussi le compte bancaire de l'épouse du travailleur, puisqu'en date du 27 janvier dernier, je vous écrivais:
« C’est donc dire que la CSST a fait
émettre une saisie sur un compte bancaire qui appartient à un tiers, Mme
Johanne Morency, et également sur l’IRR, du travailleur Michel Mercier, qui est dans ce compte. Les paiements qui sont prélevés
mensuellement dans ce compte conjoint seront sans doute retournés ce qui
fera que le travailleur ou son épouse auront des frais supplémentaires.»
En date du 27 janvier dernier, Monsieur
le Ministre du Travail, je vous informais également des faits
suivants, que je cite tel qu'il vous a été relaté:
«17-
Le soir du 25 janvier, étant donné
qu’il s’agit d’un montant important, dont il se sentait responsable, autant
pour lui-même que pour la CSST si cet argent lui appartient, les faits
ayant démontré que dans le compte bancaire ce montant n’était pas en sécurité et,
de plus, vu toutes les fraudes bancaires qui peuvent se faire par internet, afin de bien protéger cet argent le travailleur a
décidé de le mettre ailleurs, de façon plus sécuritaire, jusqu’à ce qu’il y ait
une rencontre avec la CSST.
18- Afin de ne pas être accusé d’avoir essayé
de faire disparaître cet argent, le
travailleur a décidé d’agir publiquement.
19- Le 26 janvier, dans l’avant-midi, c’est
accompagné par un journaliste ainsi que par un photographe de TQS que le
travailleur s’est rendu, avec son épouse, à une succursale de son
institution financière et qu’il a fait faire une traite bancaire au montant
de 99,172.88$, gardant dans le compte bancaire conjoint, sur le montant déposé par la CSST, uniquement
le montant qui devait lui être payé,
pour son IRR du 19 janvier, et qui ne l’avait pas été. C’est donc dire que dans ce compte bancaire,
conjoint, il n’y a pas un sou qui, d’une façon ou d’une autre, pourrait
appartenir à la CSST.»
Le fait relaté ci-avant
ayant été rendu public au Grand Journal de 17 heures de TQS,
il ne fait aucun doute dans mon esprit que la CSST était informée
du fait qu'il n'y avait plus un sou, dans le compte bancaire du
travailleur (et de son épouse), qui pourrait lui appartenir de près ou de loin
lorsqu'elle a fait signifier par huissier, au travailleur, une copie
d'un bref de saisie-arrêt sur son compte bancaire, le soir même à 19:05
heures.
Comment comprendre le fait que vous
n'intervenez pas rapidement, Monsieur le Ministre de la Justice et
Procureur général du Québec, quand il est démontré
que certains se servent du système judiciaire dans le but de
camoufler leurs erreurs et/ou leurs actes délictueux? Comment comprendre le
fait que vous n'intervenez pas rapidement, Monsieur le Ministre de
la Justice et Procureur général du Québec, quand il est démontré
que ceux qui ont du pouvoir financier et/ou politique se servent du
système judiciaire comme d'un outil pour faire de l'intimidation?
La CSST ne peut pas ignorer le fait
que Michel Mercier n'a pas fait changer cette traite bancaire. Il est donc évident que,
tel qu'il l'a mentionné publiquement, à quelques reprises, il a été déposer
celle-ci dans un lieu sûr, jusqu'à ce qu'il y ait une rencontre avec
la CSST, afin que cette dernière lui explique, de façon détaillée, sur quoi
elle s'appuie pour affirmer qu'il y aurait eu une erreur informatique.
Peut-il y avoir une rencontre de
bonne foi, Messieurs les Ministres, entre le travailleur
et la CSST, alors que la CSST fait preuve de mauvaise
foi en tenant le travailleur, son épouse et ses enfants en otages, par une
saisie-arrêt sur le compte bancaire du travailleur et de son épouse, à la
Banque Nationale, alors que c'est un fait connu publiquement qu'il n'y a pas un
sou dans ce compte bancaire qui pourrait, de près ou de loin, appartenir à
la CSST?
Au début de ma lettre du 27 janvier
dernier, je vous écrivais, Monsieur le Ministre du Travail:
«La présente ne vous est pas
adressée en ma qualité de représentante du travailleur ci-haut
mentionné, mais bien à titre personnel, en qualité de mère du
travailleur.
Au moment où je rédige la présente,
mon fils, Michel Mercier, est à l’urgence de l’Hôpital à St-Raymond,
où il a été admis au cours de la soirée d’hier, ceci probablement dû au stress
accumulé à cause du harcèlement auquel la CSST, qui commet gaffe par-dessus
gaffe, se livre.»
Michel Mercier a été victime d'un
accident du travail le 13 octobre 1994 (hernie
discale), ce ne sera qu'en date du 3 décembre 1998 qu'il obtiendra enfin gain
de cause devant la CLP (j'étais sa représentante). En 1999, il était reconnu, par la
CSST, que la lésion professionnelle a entraîné une atteinte permanente de
19,20%. Au rapport d'évaluation médicale, le spécialiste, le Dr Yves Brault, physiatre, a précisé le fait que la jambe droite du
travailleur se dérobait facilement. La CSST n'a pas, pour autant, veillé à
faire adapter le domicile du travailleur en conséquence.
Le 28 décembre 1999,
Michel Mercier n'avait que 39 ans, en descendant l'escalier extérieur (non-adapté) de son domicile, il a fait une chute. Il a été
conduit à l'Hôpital par ambulance où on l'a gardé sous observation
jusqu'au lendemain. Le 30 décembre 1999, le travailleur
a fait un infarctus. Il a été hospitalisé à l'unité
coronarienne de l'Hôpital Laval jusqu'au 5 janvier 2000: le
travailleur souffre d'une blessure irréversible au coeur, côté droit, ce qui
est une conséquence de la chute.
Le 17 avril 2001,
dans une décision écrite, la CSST confirmait le fait que, dû à ses limitations
fonctionnelles, le travailleur était considéré comme ne pouvant plus
retourner sur le marché du travail et que, par le fait même, il recevrait
son indemnité de remplacement du revenu jusqu'à ses 68 ans.
Malgré les faits relatés plus haut,
la CSST n'a toujours pas veillé à faire adapter le domicile du travailleur en
conséquence. Le 18 février 2004, la jambe droite
du travailleur se dérobe et il fait une chute dans l'escalier intérieur (non-adapté) de son domicile. Il est conduit par ambulance à
l'urgence. De retour chez-lui: le 22 février 2004, au
rapport médical il est mentionné que le travailleur souffre d'une
thrombophlébite profonde, celle-ci était
une conséquence du traumatisme causé par la chute. Ce ne sera
qu'après des drames répétés que la CSST fera adapter le domicile du
travailleur.
Aucun plan individualisé de
réadaptation physique n'a été préparé par la CSST, le 24 mai 2005,
le travailleur a été victime d'une deuxième thrombophlébite,
par immobilisation. Malgré ce fait, la CSST refuse au travailleur des exercices
thérapeutiques en piscine, prescrits par le médecin qui a charge du
travailleur; voir la contestation du travailleur, du 30 janvier 2006, adressée
à la CLP : http://www.csst-ccq-qc-ca.com/clp-30-01-06.htm
Le 19 décembre 2005,
Michel Mercier a été victime d'une syncope, il été hospitalisé à l'unité
coronarienne de l'Hôpital Laval jusqu'au 30 décembre 2005, durant son
hospitalisation il a fait un ACV.
Je relate ces faits afin de
démontrer que la CSST connait parfaitement les
problèmes de santé du travailleur, elle ne peut donc qu'être consciente du
fait que, par ses agissements, elle porte gravement atteinte à l'intégrité
physique, morale et psychologique de celui-ci.
À suivre...
Je
vous prie, Messieurs les Ministres, d'agréer mes salutations
distinguées.
Paulette
Giroux,
en qualité de mère du
travailleur
pris, ainsi que son épouse
et ses enfants, comme otages par la CSST
10,
rue Pleau
Pont-Rouge, Qc.
G3H
2G3
c.c.: - M. Jean Charest, Premier Ministre du Québec (par télécopieur:
(418) 646-1854)
- aux députés de l'Assemblée nationale (par courrier
électronique)
- à M. Raymond Bachand
(télécopieur: (418) 643-5462)
- Mme Madeleine Lemieux, Bâtonnière du Barreau
- journalistes et autres.
- forum: «Justice pour tous»
- site internet: http://www.csst-ccq-qc-ca.com
2 février 2006: Pierre Cyr, directeur, CSST-Québec, et Paulette Giroux