![]() |
CSST
--------------------------------- |
Le 25 janvier 2006, aux environs de 14:08 heures:
conversation avec Mme Valérie Brousseau,
adjointe au cabinet du Ministre du Travail.
Extraits:
Paulette Giroux (PG): Dans la nuit de lundi à mardi, le 24, il y a un dépôt de cent milles, cent milles, attendez un p'tit peu, 100,175.88$ qui est déposé dans le compte de mon fils.
Fait que là on se dit, c'est quoi cette histoire-là : c'est une erreur, c'est une arnaque ou c'est l'ordinateur, ça fait des années qui, la CSST y paie pas comme il faut, l'ordinateur a tout sorti ça?
Fait que là, étant donné que mon fils devait recevoir toutes les données de l'ordinateur, on dit on va attendre les données de l'ordinateur pour voir comment ça se fait que l'ordinateur a sorti cent milles piastres.
Puis la preuve que mon fils essayait pas de voler la CSST, parce qu'on l'a traité comme un voleur quand vous allez voir la suite, la nuit même, tout de suite après avoir constaté ça, il a écrit à la journaliste Claudette Samson, du journal Le Soleil, pour la mettre au courant, puis en lui demandant, bien attendez que j'ai les données pour voir c'est quoi, c'est-tu une erreur, c'est-tu une arnaque, etc.. Dans la journée, hier, il s'aperçoit que le montant de cent milles avait été retiré de son compte et ceci sans que la banque l'appelle. Puis oubliez pas que sur ça, que ce soit une erreur ou que ce soit ce que ça voudra, il y avait l'IRR de mon fils, son salaire. Fait que la banque, finalement aujourd'hui il a fini par savoir que c'était quelqu'un de la CSST qui avait téléphoné à la banque pour dire de retirer le montant du compte de mon fils, que c'était une erreur.
Évidemment, comme mon fils a dit à la banque, la banque a absolument pas le droit d'accepter, parce que la CSST dit, écoutez j'ai fait une erreur, retirez l'argent du compte là, vous savez faut être logique là. Il y a pas personne qui a le droit de fouiller dans le compte d'une personne sans son consentement .
Là Monsieur Chevalier, à matin j'ai essayé de les rejoindre, avant d'essayer de vous rejoindre, il y avait pas personne qui voulait me parler, évidemment ils étudiaient le dossier. Mais là Monsieur Chevalier vient de m'appeler : bon Madame Giroux…
Valérie Brousseau (VB) : Monsieur Chevalier, Réjean Chevalier ?
PG : Je pense que c'est René, René je pense qu'il s'appelle, de la CSST.
VB : Mais il est de où ce monsieur Chevalier là ?
PG : Il est de la CSST, ici à Québec.
VB : O.K. Il est du bureau de la CSST, à Québec ?
PG : Oui, oui.
VB : C'est un dirigeant ?
PG : Ça se trouve à être le, le… attends un peu, l'agent d'indemnisation c'est Jean-Marie Paradis, je pense que monsieur Chevalier est le supérieur de monsieur Paradis au niveau de l'indemnisation. Fait que là il me dit qu'il y a une erreur qui avait été fait, bon, etc.. Bon j'ai dit écoutez, il va falloir que vous m'expliquiez pourquoi l'ordinateur donne toutes les données comme quoi que ça lui est dû, on nie pas que ça peut être une erreur, mais maintenant que l'ordinateur l'a sorti, comment ça se fait que l'ordinateur a sorti ça. Puis de plus ça empêche pas qu'ils ont fait retirer, ils ont demandé de retirer dans le compte d'un accidenté. Écoutez c'est grave là, vous savez vous vous dites, votre compte bancaire là, c'est quelque chose, il y a pas personne qui touche à ça là.
VB : Non mais c'est le même montant du dépôt qui a été prélevé ?
PG : Oui, oui, mais madame, madame, écoutez…
VB : Madame, madame Giroux, c'est déjà arrivé que la banque a fait une erreur dans mon compte de banque puis qui a re-prélevé le montant qu'il y avait…
PG : Oui, oui, si la banque, si la banque elle-même fait une erreur, mais là c'était pas une erreur de la banque là. La CSST a vraiment déposé cent milles piastres, puis mon fils a reçu aujourd'hui des données comme de quoi le cent milles piastres lui était dû. Puis sur ça il y a quand même un montant qui, erreur pas erreur, qui lui appartienne.
VB : Faudrait attendre la décision de la CSST, faudrait attendre avant de porter, avant de …
PG : Non, non, écoutez bien, là la CSST, Monsieur Chevalier m'a dit bon bien on sait que sur ce montant-là il y avait l'IRR de votre fils, donc on lui envoie aujourd'hui. Mais ça, ça enlève pas, Madame Brousseau, le fait que, supposons que moi je dépose, par erreur, deux cents piastres dans votre compte, je me trompe. À la fin de la journée je vais à la banque puis je dis, écoutez je veux retirer deux cents piastres de la banque, du compte de Madame Brousseau parce que j'ai fait une erreur. Est-ce que vous croyez que la Banque va accepter ?
VB : Non, mais la Banque est tout aussi coupable d'avoir accepté.
PG : Oui, oui, ah oui, il porte plainte contre la CSST puis contre la Banque c'est évident, c'est autant pas acceptable de la CSST, que c'est pas acceptable, en fait on a traité le travailleur comme si il était un voleur.
Au lieu d'avoir la délicatesse de dire, appeler le travailleur, puis de dire, écoutez monsieur Mercier, vous allez recevoir vos données, l'ordinateur dit que ce montant-là vous est dû, c'est pour ça qu'il a été déposé mais c'est pas exact, on va vous expliquer. Parce qu'on le sait pas encore si ça lui est dû, l'ordinateur dit que ça lui est dû.
VB : Oui, mais c'est ça que je vous dis, attendez les explications de…
PG : Non, Madame Brousseau, vous virez toujours les choses, c'est ça que c'est pas facile de se comprendre avec vous autres. C'est toujours les personnes qui sont responsables, qui ont mal agi, vous prenez de leur côté. La CSST avait absolument pas le droit de faire piger …
VB : Je dis pas que la CSST avait le droit de faire ça, mais moi avant d'aller aux barricades, avant de monter aux barricades, je verrais la raison de la CSST.
25 janvier 2006: La Banque Nationale s'en mêle et s'emmêle...