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Original Message -----
From: Paulette Giroux
To: Ministre
du Travail ; Ministre de la Justice
Cc:
J.M.
Montbriand - Barreau ; Madeleine Lemieux - Bâtonnière Barreau ; Justice_pour_tous@yahoogroupes.fr
Sent: Monday, January
30, 2006 4:03 AM
Subject:
Prise d'otages par la CSST
Pont-Rouge, le 30 janvier 2006.
M.
Laurent Lessard
Ministre
du Travail
et
M.
Yvon Marcoux
Ministre
de la Justice
et Procureur général du Québec
Messieurs les Ministres,
La CSST a-t-elle quelque chose à cacher pour avoir été jusqu'à
demander à la Banque Nationale,
en date du 24 janvier 2006, de retirer du compte bancaire du travailleur, Michel Mercier, un montant de 100,175.88$ qui, le jour même, avait
été déposé par la CSST au compte bancaire du travailleur, par dépôt
direct, comme étant le total
des arriérés qui lui étaient dus sur son IRR? Demande de
la CSST à laquelle la Banque Nationale a accédé rapidement,
ceci sans avoir demandé
l'autorisation de son client. Probablement dû au fait que
le travailleur s'est adressé à la Sûreté
du Québec, l'argent a été retourné dans le compte bancaire de
Michel Mercier, le 25 janvier 2006.
La CSST a-t-elle quelque chose à cacher, Messieurs les
Ministres? Si non, pourquoi autant de magouilles? La première arnaque
n'ayant pas réussie, la CSST a eu recours à une procédure illégale et
tout à fait vicieuse, en faisant émettre en date du 26 janvier 2006, par
l'entremise de l'avocate Line Régnier,
du cabinet Panneton Lessard,
un bref de saisie-arrêt avant jugement sur
l'IRR d'un travailleur.
Un membre du Barreau, qui représente la CSST, peut-il ignorer,
Monsieur le Ministre de la Justice, qu'en vertu de l'article 144 de la
Loi sur les accidents du travail et les maladies professionnelles, l'Indemnité de Remplacement du Revenu d'un travailleur est incessible et insaisissable?
La CSST a-t-elle quelque chose à cacher, Messieurs les
Ministres, pour aller jusqu'au point de tenir le travailleur, son épouse et ses enfants, comme otages
en faisant saisir, en s'appuyant sur l'affidavit de René Chevalier, de la CSST, qui est un
faux rédigé de façon malicieuse, tous les avoirs
dans le compte bancaire du travailleur, compte bancaire dans lequel
sont déposés les revenus d'IRR du travailleur et, également, les allocations familiales versées à son épouse, mettant
ainsi le travailleur et son épouse dans l'obligation d'emprunter de l'argent pour payer l'épicerie?
Tel que vous en avez été informé par moi, Monsieur le Ministre du
Travail, j'ai l'enregistrement de la conversation téléphonique entre René
Chevalier (de la CSST) et moi, en date du 25 janvier, aux environs de 13:35 heures, et non pas en
date du 24 janvier tel
qu'il l'affirme solennellement dans son affidavit. En date du 27 janvier 2006, je vous ai envoyé, par télécopieur, Monsieur le
Ministre du Travail, une copie de la transcription de cette conversation,
ainsi qu'une copie de la transcription de la conversation, que j'ai eue,
quelques minutes plus tard, avec Mme Valérie Brousseau, adjointe administrative
au sein de votre cabinet.
La CSST a-t-elle quelque chose à cacher, Messieurs les
Ministres, pour agir d'une façon aussi vicieuse, par l'entremise de l'avocate Line Régnier, membre du Barreau, ceci
dans le but évident d'obliger le travailleur, en le prenant ainsi que les
siens en otages, à rendre à la CSST l'argent, déposé par la CSST dans son compte
bancaire comme étant des arriérés sur son IRR, sans que la CSST ait des explications à
donner sur le fait que l'ordinateur en est arrivé à déterminer
que ce montant était dû au travailleur?
La CSST a-t-elle quelque chose à cacher, Messieurs les
Ministres, pour se servir ainsi du système judiciaire dans le but évident
d'imposer la loi du bâillon? Nous savons tous que c'est la façon d'excuser la
non-intervention: il est si facile de dire qu'on ne peut pas intervenir parce
que c'est rendu devant les tribunaux.
La CSST a-t-elle quelque chose à cacher, Messieurs les
Ministres, pour fuir comme un lapin en accumulant
les gaffes plutôt que de faire preuve de maturité et de
transparence en demandant une rencontre avec le travailleur (ce qui se ferait,
à tout le moins, en présence de la représentante ainsi que du comptable du
travailleur)?
La CSST ne peut pas exiger que le travailleur lui retourne cet
argent, simplement parce qu'elle affirme qu'elle a fait une erreur. Si vraiment il s'agit d'une erreur, je crois que vous
conviendrez, Messieurs les Ministres, qu'il ne serait que juste que la
CSST fasse la preuve au travailleur, de façon
détaillée, qu'il y a effectivement eu erreur (je
crois que c'est ce que le travailleur a fait valoir publiquement, à
l'émission Le Grand Journal de 17 heures à TQS, le 26 janvier, avant de
recevoir une copie du bref de
saisie-arrêt avant jugement sur un IRR, qui lui a été
signifiée par huissier à 19:05 hres).
Votre mandat, Monsieur le Ministre du Travail, ne
consiste-t-il pas à veiller à ce que la CSST respecte la loi qui la
régit?
Pourriez-vous expliquer, publiquement, Monsieur le Ministre du
Travail, pour quelle raison vous fermez les yeux?
Depuis juillet 2005, Monsieur
le Ministre du Travail, je vous écris régulièrement, en
qualité de représentante de deux
accidentés du travail, pour vous demander une enquête. Depuis juillet 2005, que je perds des
heures et des jours à tourner en rond dans ces dossiers, à discuter inutilement
avec votre adjointe administrative dont le rôle, qui me semble évident, est
d'excuser tous les agissements de la CSST et de retourner la situation contre
les travailleurs, ce qui a comme
résultat, vu votre non-intervention, que les problèmes ne cessent de se
multiplier avec la CSST.
Le Québec est un État de Droit!
Pourriez-vous expliquer, publiquement, Monsieur le Ministre de la Justice
et Procureur général du Québec, ce qui pourrait justifier qu'un greffier a autorisé un bref de
saisie-arrêt avant jugement sur un IRR, qui, en vertu de
la loi sur les accidents du travail et les maladies professionnelles est incessible et insaisissable? Jusqu'à preuve du contraire, preuve que la CSST se
doit de faire, c'est bien de ce dont il s'agit, d'un IRR, puisque le travailleur a
toutes les données, qui viennent de l'ordinateur de la CSST, qui
lui ont été adressées par la poste par la CSST, qui démontrent que le montant déposé
par la CSST dans son compte bancaire est le total des arriérés qui lui
sont dus sur son IRR.
Sauf erreur de ma part, Monsieur le Ministre de la Justice et
Procureur général du Québec, votre mandat consiste à représenter, de façon
impartiale, tous et chacun des Québécois, je veux donc croire que
vous interviendrez, comme partie
intervenante, dans le dossier de la Cour supérieure, district de Québec, numéro
200 - 17-006598-064, afin de veiller à ce que la CSST respecte la Loi
qui la régit et de vous assurer que les droits fondamentaux du
travailleur seront respectés.
À suivre...
Je
vous prie, Messieurs les Ministres,
d'agréer mes salutations distinguées.
Paulette
Giroux,
en qualité de mère du travailleur
pris, ainsi que son épouse
et ses enfants, comme
otages par la CSST
10,
rue Pleau
G3H 2G3
c.c.: - M. Jean Charest, Premier Ministre du Québec (par télécopieur:
(418) 646-1854)
- aux députés de l'Assemblée nationale (par courrier
électronique)
- à M. Raymond Bachand
(télécopieur: (418) 643-5462)
- Mme Madeleine Lemieux, Bâtonnière du Barreau
- journalistes et autres.
- forum: «Justice pour tous»
- site internet: http://www.csst-ccq-qc-ca.com
31 janvier 2006: «La CSST durcit sa position».
Paulette Giroux-Mercier