----- Original Message -----

From: Paulette Giroux

To: Ministre du Travail

Cc: Justice_pour_tous@yahoogroupes.fr

Sent: Saturday, February 11, 2006 1:35 AM

Subject: Accidenté du travail électrisé

 

Pont-Rouge, le 11 février 2006

 

 

M. Laurent Lessard

Ministre du Travail

 

 

Mais non, Monsieur le Ministre du Travail, que cela ne vous empêche pas de dormir.  Pourquoi vous feriez-vous du souci? Ce n'est rien de plus qu'un accidenté du travail parmi d'autres, dont vous ne vous souciez guère. Moi ça m'empêche de dormir.  Celui-là, moi,  Monsieur le Ministre du Travail, je le connais, il a pour nom: Jacques Laberge.  Ça fait 7 longs mois que vous fermez les yeux (http://www.csst-ccq-qc-ca.com/mt-jacques.htm)  je ne vois pas pourquoi vous vous décideriez enfin à les ouvrir. Parce que le travailleur a été électrisé et que cela ne se serait pas produit si la CSST avait, en temps requis, fait construire un abri pour le quadriporteur? Ne vous en faites donc pas, vous savez bien que la CSST ainsi que vous, vous êtes protégés par l'immunité. On réussira certainement à camoufler les faits et à faire en sorte que ce sera la victime qui deviendra le responsable.

 

Le travailleur a été électrisé, hier, aux environs de 21 heures, il est présentement à l'hôpital, sous observation à l'urgence. En personne responsable, vu la température froide, le travailleur, en prenant appui sur la rampe de métal de l'escalier extérieur de son domicile, a voulu brancher la batterie de son quadriporteur, qui est dehors à toutes les intempéries.  Le travailleur  y tient à ce quadriporteur, puisqu'il lui sert de jambes pour tourner en rond dans sa cour, pas plus loin puisque son automobile n'est pas adaptée pour transporter le quadriporteur, mais ça vous le savez déjà, Monsieur le Ministre du Travail.

 

À la fin de juin 2005 j'ai accepté de représenter Jacques Laberge, depuis le 5 juillet 2005 que je demande un abri pour le quadriporteur. En octobre 2005, l'ergothérapeute, payée par la CSST, précisait que ça prenait un abri chauffé. Vu que ça ne bougeait pas assez vite, en décembre dernier, trouvant inconcevable que ce quadriporteur, dont le travailleur se sert pour se rendre à sa boîte à malle, continue à rester ainsi sous la pluie ou la neige, j'ai demandé que la CSST loue, au moins, un abri de toile pour l'hiver. Mais non! Ça demandait une décision trop rapide... Il faut qu'il y ait six têtes qui prennent des semaines pour rendre une décision et six autres têtes qui analysent celle-ci, après le retour de vacances de l'une ou de l'autre de ces têtes. Alors ce que vous demandez en juillet 2005, vous avez peut-être des chances de l'obtenir en décembre 2006.

 

Ça fait des mois que je demande de l'aide à domicile (prescription de son médecin le 27 juin 2005) pour ce travailleur que la CSST a abusé, lorsqu'elle a mis fin, en 2001, à l'aide à domicile qui lui était accordée, en lui affirmant que les montants versés pour les travaux d'entretien (LATMP 165) incluaient les frais pour les travaux ménagers (LATMP 158 et ss.).

 

Ça fait des mois qu'à la CSST on s'interroge pour savoir si, vu les limitations fonctionnelles du travailleur, on va adapter son domicile (prescription de son médecin 27 juin 2005) de façon à lui permettre de prendre un bain de façon sécuritaire ou si on va le «condamner» à prendre uniquement une douche; si on va ou pas, poser des mains courantes, etc.

 

Ça fait des mois que le peu que je réussis à obtenir pour le travailleur, on le lui accorde uniquement de façon malicieuse et tout à fait inhumaine:

 

    - suivi psychologique (prescription de son médecin, 27 juin 2005): décision de la CSST qui précisait qu'on autorise 12 rencontres «sans renouvellement», comme si les employés de la CSST avaient la compétence pour rendre ce genre de décision (qui relève du médecin traitant du travailleur ainsi que de la psychologue) et décider qu'après 12 rencontres, le travailleur sera remis psychologiquement des traumatismes subis à cause de la façon inhumaine dont il est traité. Évidemment il m'a fallu contester cette décision et, vu que l'attente peut être longue, il faut donc recommencer le processus: nouvelle prescription du médecin, attente d'une nouvelle décision de la CSST, pendant ce temps l'accidenté du travail, qui, grâce au suivi psychologique croyait voir un peu de lumière au bout du tunnel, recommence à tourner et à retourner les idées noires.

 

     -  physiothérapie et soins des pieds (prescription de son médecin): décision rendue, acceptés mais de façon temporaire, on souligne que ces besoins du travailleur ne sont pas dus à sa lésion professionnelle. Depuis quand la CSST paie-t-elle pour des soins qui ne sont pas reliés à la lésion professionnelle? On laisse toujours le travailleur dans l'inquiétude, pour ma part, évidemment je dois contester décision après décision. Les traitements de physiothérapie étaient pourtant déjà acceptés, à tel point qu'on a même déjà pénalisé le travailleur en le privant de son IRR pour des journées où, dû à de trop fortes douleurs, il ne s'était pas rendu pour avoir son traitement.  Puis, un zélé a décidé en décembre 2005, avant de partir pour les vacances des Fêtes, d'annuler le remboursement des traitements. À la suite de mon appel téléphonique, deux têtes on décidé d'accorder ces soins, en précisant que c'est de façon temporaire.

 

- adaptation du véhicule du travailleur: on attend, on attend, on attend.

 

- Fauteuil roulant manuel (prescription de son médecin, 27 juin 2005), rampe d'accès pour handicapé (prescription de son médecin, 27 juin 2005), adaptation du quadriporteur (prescription de son médecin, 27 juin 2005) etc. etc. etc. - on attend, on attend, on attend.

 

Pour couronner le tout, le conseiller en réadaptation du travailleur, qui ne peut rien conseiller du tout vu que les décisions sont prises par les têtes plus haut qui s'arrêtent surtout au calcul de ce que ça peut coûter et du montant que le travailleur a déjà coûté, m'a informée du fait que ses supérieurs refusaient qu'il m'envoie, à moi, qui suis la représentante du travailleur, une copie des décisions rendues dans le dossier du travailleur.

 

Quelles seront pour le travailleur les conséquences de l'électrisation? Gardera-t-il des séquelles, des blessures internesQue cela ne vous empêche pas de dormir, Monsieur le Ministre du Travail, ce n'est qu'un accidenté du travail parmi d'autres...

 

Paulette Giroux,
à titre personnel
10, rue Pleau
Pont-Rouge, Qc.
G3H 2G3

pgmmm@globetrotter.net

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«À partir de combien est-on électrisé?»

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